Les Américains et « caines » ont «ras le bol», ils ne veulent plus de Bush, release, exit the camp! En fait, ils ne s'attendaient pas à ce que Bush soit capable de mener à bien une politique de santé ou d'éducation, par contre ils étaient convaincus qu'il serait à même de gagner une guerre ! Hors ils ont lamentablement perdu sur tous les fronts. C'est un désaveu dont il s'agit et rien ne va plus dans la vie du président américain. Selon un sondage Newsweek, sa cote de popularité est historiquement basse, faisant du 43e président des États-Unis le plus impopulaire depuis Richard Nixon. Les sujets qui fâchent sont nombreux, Voici une revue des dossiers les plus nazes avec lesquels devra composer l'actuel locataire jusqu'aux prochaines élections de 2008.
Premier dossier affligeant et destructeur question «image de marque»: Guantanamo. Colin Powell a estimé que si cela ne tenait qu'à lui, Guantanamo serait fermé «Pas demain mais cet après-midi». Mais que faire des quelque 400 prisonniers, puisque 90% des pays ne veulent pas les reprendre! Amnesty International propose, d'inculper les détenus de crimes reconnus et les traduire devant des tribunaux civils ordinaires, ou les libérer en s'assurant qu'ils ne subiront pas de mauvais traitements supplémentaires. Condoleezza Rice est claire sur la question : «Les États-Unis n'ont pas vocation à devenir les geôliers du monde». Rien n'est simple dans l'entourage de Bush, tout le monde est divisé sur cette question. Cheney et les faucons nationalistes s'opposent au fait que ce transfert conférerait à des prisonniers des droits qu'ils ne méritent pas. Selon son opinion; «La chose importante à retenir est que les gens qui sont à Guantanamo sont des personnes mauvaises». Manichéisme quand tu nous tiens !
Deuxième dossier philosophiquement, sociétalement & économiquement compliqué dont nous Français devrions également nous préoccuper: Les cellules souches. Bush y pose son veto présidentiel. Pourtant, ce projet est approuvé par une très large majorité d'Américains et "Caines" en tant que moyen de combattre de nombreuses maladies. Au nom d'une sacro-sainte doctrine religieuse, voilà un homme qui considère le progrès technique comme une barrière morale. Dites, cela ne vous rappelle rien? L?idéologie avant la science, la politique avant les besoins de l?humanité. Rupture avec la réalité ou vision tronquée par des certitudes irrationnelles ?
Troisième dossier prise de tête: le départ des troupes d'Irak. En matière d'Affaires étrangères, c'est la Berezina: « Il est responsable de la guerre, il a commencé la guerre, il a mal géré la guerre et il refuse de mettre fin à la guerre », résumait Hillary Clinton. Actuellement, des plans sont faits pour une occupation indéfinie de ce pays riche en pétrole à l'instar d'une opinion publique de plus en plus réfractaire. Combien de cercueils de jeunes soldats sont-ils rentrés couverts de la bannière étoilée, 3-4000 ? Combien de mutilés, 10-12000 ?
Quatrième dossier, le cheval de Troie : le projet américain de défenses anti-missiles et l'amitié russo-américaine. Poutine ne veut plus s'embarrasser de sentiments de culpabilité face à l'histoire de l'URSS. La comparaison qu'il invoque est saisissante : «Nous avons eu des pages terribles ..., mais dans d'autres pays il y a eu pire», a-t-il affirmé! Décomplexé : «En tout cas, nous n'avons pas utilisé des armes nucléaires contre la population civile», «Nous n'avons pas arrosé d'agents chimiques des milliers de kilomètres et n'avons pas jeté sur un petit pays sept fois plus de bombes que pendant toute l'histoire de la 2 e Guerre mondiale, comme ce fut le cas au Vietnam», «Nous n'avons pas eu d'autres pages noires comme le nazisme, par exemple.» Poutine s'en prend directement à la campagne que mène Bush pour faire «propager» la démocratie en la comparant à "la mission civilisatrice" des puissances coloniales des siècles passés (Voyez, lisez la perversion!). Ce n'est, pour les gens avertis, qu'une simple tentative d'obtenir des avantages politiques et économiques, mais il se sent suffisamment fort pour dire ce que nombreux alliés objectifs des États-Unis n'osent pas prononcer en public : L'unilatéralisme américain déstabilise le monde et fait avancer le terrorisme. Poutine a proposé aux Américains d'intégrer dans leur bouclier antimissile le radar de Gabala en Azerbaïdjan (Allié Russe). On a comparé cette proposition à une prise de judo réussie. En rejetant la proposition Russe, les Américains dévoilent leurs cartes. S'ils veulent réellement se défendre contre des missiles Iraniens, ils n'ont besoin que du radar de Gabala et de plusieurs missiles intercepteurs quelque part dans le sud (Poutine, machiavel a cité la Turquie et l'Irak comme base possible). Tôt ou tard, la Maison-Blanche devra reconnaître qu'elle préfère surveiller les lancements de missiles provenant de Russie, échec et mat Mister Bush!
Cinquième dossier insurmontable, le puit sans fond: le Proche-Orient et ses extensions Afghanes. Les constats sont que les États-Unis ont poussé à une confrontation entre le Hamas et le Fatah. L'ONU se demande plus (+) comment Israël et les États-Unis réagiront plutôt que de réfléchir quelle proposition il est le plus juste de prendre à l'égard de tel ou tel acteur régional. L'Amérique est responsable de l'échec du gouvernement d'union national palestinien et a ruiné l'offre de paix globale de la diplomatie saoudienne (Avec l'appui de la Jordanie), qui prévoyait une normalisation totale des pays arabes avec Israël en échange de la création d'un État palestinien sur la base des frontières de 67. Aujourd'hui je crois impossible la création d'un État palestinien. La bande de Gaza est une prison à ciel ouvert où l'on commence à crever de faim. Les Israéliens ont remarquablement verrouillé l'essentiel, cet à dire les finances, la bouffe et l'eau. Les dirigeants arabes sont convaincus que les Américains ne savent pas ce qu'ils font ! L'incompréhension et la défiance réciproques sont de mise. La Maison-Blanche a un besoin urgent de repenser sa politique ratée et déplorable au Moyen-Orient. Tout ce qu'a entreprit Bush et son administration dans cette partie du monde est un désastre. Que dire de l'Afghanistan, ou aucun changement fondamentaux des conditions lamentables dans lesquelles vit ce peuple n'interviendra tant que les seigneurs de la guerre ne seront pas désarmés. Aucune nation ne peut donner la liberté à une autre nation. La libération ne peut être réalisée que par le peuple lui-même. Si des démocraties - de par le monde - veulent vraiment aider les Afghans, elles doivent agir de manière indépendantes, au lieu de devenir l?instrument des mauvaises stratégies politiques des États-Unis. Elles doivent s'ajuster aux souhaits et besoins des Afghans et de nul autre. Ilreste bien 2-3 affaires pourries comme celle de ce Libby. Ancien directeur de cabinet du vice-président Dick Cheney, il a été condamné à 30 mois de prison pour parjure dans l'affaire de Valérie Plame (Souvenez vous de la femme de l'ambassadeur (Elle même agent de la CIA) US au Niger et de la supposée livraison de combustible nucléaire à l'Irak). George Bush lui a accordé sa grâce (Libby). Reconnaissance de fait pour service rendu ou détenteur de secrets inavouables ? Des démissions en cascade comme celle de Bloomberg (Maire de New York), de Portman (Directeur de cabinet de Bush), de Bartlett (Stratège en communication). On sent les rats qui quittent le navire ! Reste l'inamovible Cheney, (vice-président américain) personnage des plus controversé, l'ombre malfaisante, le Dark Vador de la White House dont l'histoire retiendra son pouvoir dans le clan Bush. Cet homme ne s'est jamais embarrassé de sentiments. Il est aux manettes depuis Reagan avec une interruption sous Clinton mais à la présidence des conseils d'administrations des plus grandes entreprises pétrolières et d'armement.
Quand à John Walker Bush, - Éternellement - la douleur du doute et de l'erreur.