Je souhaitais vous remercier pour le nombre
important de mail qu'a occasionné le parution
de mon précedent article"Si c'était vrai".
Celui-ci est sa continuation.
L'histoire des hommes et de leurs institutions
fait toujours référence à leurs pères fondateurs
et aux moments critiques ou leur destin s'est défini.
On ne raconte pas en cour d'histoire les époques
de bonheur tranquille, ou il ne se passe rien,
mais les instants intenses,
ou l'on a tenu le cap sous l'orage.
C'est précisément une destabilisation de grande
ampleur que nous voyons poindre à l'horizon.
L'humanité va devoir apprendre à se réconcilier
avec elle-même. L'immense hétéroclisme des
peuples et de leurs savoirs est source d'inquiétude.
La disparité entre riche et pauvre est insoutenable.
Nous nous nourrissons sans avoir à
planter un légume ni tuer un animal.
Ce qui signifie que nous n'avons plus
d'autonomie en dehors de la société.
L'accélération de notre destinée et son
évolution est si rapide que nous désespérons
de connaître les réponses adéquates à nos maux,
nous en subissons l'angoisse et le tourment.
Personne ne nous montre le chemin.
Ce qui limite la vitesse des changements,
ce ne sont pas les possibilités techniques
mais la durée nécessaire pour que les
mécanismes de notre société les assimilent.
La motivation et les capacités de réforme et
d'adaptation de nos gouvernants
doit être de tous les instants.
Nous nous servirons de la nature et la
servirons en comprenant sa formidable
complexité dont nous sommes dépendants.
Nous devons être plus sensible à l'évolution
de la science et l'évidence des nouvelles
technologies au service de l'humanité.
Nous avons l'obligation d'imaginer de nouveaux
régulateurs (droit, finance, monnaie, échange)
au service du village global.
Des avancés technologiques gigantesques
ont été réalisés durant le XXe° siècle.
Le XXI sera sur ce point encore plus époustouflant.
Il ne s'agit plus du combat des opprimés contre
les oppresseurs, ni d'une pseudo lutte des classes,
mais de ceux qui veulent changer les choses
contre les statiques.
Humanistes, sociaux libéraux, écologistes,
centristes de droite et de gauche, peu importe!
Mais
réformateurs de tous bord
unissez vous!
Dimanche 15 janvier 2006
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15
/01
/2006
17:04
-
Par J-F de Peretti
Publié dans : OPINION