Les Chinois ont fait le malheur du Tibet. "Lha" veut dire Dieu, "Sa" veut
dire terre ou lieu. Aujourd’hui, la capitale Lhassa, ancienne "Cité interdite", la "Terre des dieux", est devenue la terre des prostituées, le plus grand bordel du monde comparativement à la
densité de la population.
D’après les dernières estimations, il y a 658 bordels dans les 18 principales rues de Lhassa. Pour une population
supposée de 200.000 habitants, le ratio est d’un bordel pour 304 personnes. L’HIV est répandu, transfusion sanguine sans hygiène, payée 0,20 cts / Litre.
Les Lamas ne peuvent plus réellement donner d’enseignements traditionnels du fait d’une rééducation politique qui s’est
intensifiée dans tous les monastères. Chaque monastère a un "Chargé des affaires religieuses" Chinois, chargés de dénoncer les vrais moines. Dans ces conditions, la vie monacale et la spécificité
du bouddhisme tibétain a perdu tout son sens. Les principaux monastères sont surmontés d’un drapeau rouge qui marque, menace, intimide et rabaissent les moines et les nonnes. La propagande et la
musique chinoises hurlent chaque matin les slogans du parti à travers les haut-parleurs proches des monastères jusque dans les villages les plus reculés. Quel réveil pour la Cité des Dieux ! La
pollution a fait son apparition avec l’installation de brasserie en plein centre ville. Au Tibet -
"Les droits de l’homme sont universels, mais
ils peuvent êtres interprétés de différentes manières selon les cultures (Jacques Chirac)" - des hommes et des femmes sont empalées vivants dans les prisons. Entre autres sévices, les tortionnaires
Chinois ont mis des matraques électriques dans le vagin des nonnes, coupé des mamelons, forcé des prisonniers à manger leurs excréments, certains enfants à tuer leurs parents. Gyrophares allumés,
sirènes hurlantes, les voitures de police suivent le cortège des camions qui transportent les prisonniers exhibés à la foule. Dans chaque camion, les militaires armés font une démonstration de
force, en fixant les passants de chaque cotés de la rue. Au-dessus de la cabine du chauffeur, une mitrailleuse est pointée sur la foule.C'est l'humiliation publique permanente. Un slogan du type
"Bhod Rang zen", (Tibet Libre) ou une photo du dalaï-lama dans la poche, et l’individu est condamné à plusieurs années de prison. Si c'est une récidive, ce peut être l'exécution. Elles sont
publiques. Elles ont lieu à la sortie de Lhassa dans un enclos, deux virages avant un Bouddha sculpté dans la pierre, sur la route de l’aéroport dans le flanc de la colline. L’été, les touristes
s’arrêtent pour le prendre en photo. Non loin, on a creusé dans la montagne des "prisons tunnels",d'où l'on ne peut s'échapper, il n’y a qu’une entrée. On peut y exécuter sans témoins. Les cris se
perdent dans les profondeurs de la pierre.
La majorité des Tibétains ne peuvent pas accéder à l’hôpital. (115€ de caution). Au Tibet, certains parents n’osent plus
parler devant leurs enfants de sujets sensibles de peur qu’ils ne les dénoncent. Tout le monde se méfie, car il y a des espions partout et la délation est une pratique quotidienne. Les villes sont
quadrillées par l’armée et des policiers en civil. Il y a des caméras de surveillance sur les toits et même à l'intérieur des pièces du Potala, avec des micros, qui surveillent les déambulations
touristiques. Au Tibet, il y a encore des campagnes de stérilisation destinées aux Tibétaines. Alors que la natalité chinoise est encouragée. Chaque mois d’hiver, lorsque les gardes-frontière
relâchent leur surveillance parce que les conditions climatiques deviennent extrêmement rudes, par centaines, des Tibétains tentent de fuir leur propre pays vers le Népal et
l’Inde.
Les Chinois représentent déjà plus de 60 % de la population sur l’ensemble du territoire tibétain et même 80 % dans
certaines régions de l’est du Tibet. Soit 90 % d’ici 10 ans. Les écoliers tibétains sont obligés d’écrire des rédactions contre le dalaï-lama et d’apprendre le chinois dès l’équivalent de la
maternelle. L'université est contrôlée. La télé est contrôlée. On mélange, on divise, on abrutit, en un mot on sinise. Les moines prisonniers doivent chanter l’hymne chinois chaque jour pendant la
montée du drapeau rouge frappé des étoiles jaunes. S’ils se révoltent, on les tue. Lorsqu’un drapeau tibétain est montré en public, l’auteur de cet acte écope 12 ans de prison. Le vieux village de
Lhassa a disparu. Tous les noms des rues de la capitale ont été retirés au profit d’une culture et de noms propres qui ne sont pas les leurs. Soixante-dix guides touristiques tibétains ont été
expulsés de leur agence de tourisme, à la place, des Chinois.

Le Tibet meurt dans l’indifférence des nations. La situation s’est encore aggravée. On est revenu dans ce pays à une
atmosphère similaire à celle de la "révolution culturelle". Pour ces raisons n’oublions pas le Tibet et la voie noble que son guide a choisie, celle tracé par le Mahatma Gandhi,
« La non-violence ». Sinon quel espoir pour les hommes?
Vendredi 9 décembre 2005
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09
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01:20
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Par JFdP
Publié dans : ACTUALITE & SOCIETE